Mauritanie – Leur salaire a été divisé par 2 : l’espoir douché des pigistes devenus permanents à la télévision publique

Le 360.maVidéoAlors qu’ils s’attendaient à une meilleur rémunération, d’anciens pigistes passés au statut de permanent ont eu la mauvaise surprise de voir leur salaire fondre comme neige au soleil. Ils protestent contre des «salaires de misère» qui leur sont proposés.

 

Une fois recrutés à la télévision, des journalistes disent que leur salaire a été divisé par deux. Mohamed Bedidi, journaliste explique: «nous sommes là pour exiger une solution définitive à un grave problème. Notre salaire a chuté alors que le statut de permanent devait offrir un meilleur traitement au personnel permanent comparativement à celui de pigistes. Nous saluons la décision présidentielle de nous avoir permanisés mais il faut absolument régler la question du salaire».

Mamoudou Kane, caméraman pigiste «nous protestons contre la réduction de nos salaires. Certains d’entre nous ont été pigistes à la télévision pendant 20, 17, 10 ans… Moi, personnellement, j’ai fait 17 ans. Recrutés depuis le 2 janvier 2026, on se retrouvent à notre grande surprise avec des salaires de 7.100 ouguiyas, les diplômés bénéficient d’un traitement 13.000 ouguiyas».

La situation est d’autant plus incompréhensible que ces intégrés touchaient des rémunérations beaucoup plus élevées, avec des salaires de pigistes dépassant les 10.000 ouguiyas.

A cela s’ajoute le fait que «le statut de l’institution publique sous lequel nous sommes recrutés, accorde un traitement légal minimal de 14.000 ouguiyas au planton. C’est totalement inacceptable de proposer des salaires pareils à des diplômés».

Pour sa part, Achetou Bouchema explique que «notre collectif manifeste pour demander une application intégrale de la décision du président de la République, ordonnant le recrutement de tous les pigistes des médias du service public. Nous exigeons un traitement conforme au statut de la télévision et de tous les autres organes. Il est inconcevable de se retrouver devant une baisse des revenus, après une revalorisation de statut».

 

Rappelons que ces intégrations font suite à une communication présentée en Conseil des ministres, le mercredi 11 juin 2025, et par le biais de laquelle le gouvernement avait annoncé la régularisation de 1860 collaborateurs des médias du service public, dont certains sont présents sur le terrain depuis une vingtaine d’années (agence de presse, Radio Mauritanie, Télévision de Mauritanie et Télédiffusion de Mauritanie).

Cette décision rentre dans le cadre de la promotion de l’emploi, qui touche au total plus de 2.600 agents, dans le secteur des médias, mais aussi de l’énergie et de l’enseignement.

Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

 

 

Source : Le 360.ma

 

 

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