Le retour des inondations cette semaine dans le village El Gahra dans la commune de Djéol dans le Gorgol,expose les populations dans une vulnérabilité permanente avec des déplacements forcés.
Les observateurs pointent des populations rurales qui paient le prix de l’inaction du gouvernement et des autorités régionales depuis la réélection de Ould Ghazouani. Le schéma est toujours le même depuis des années, des pluies, des dégâts, des communiqués officiels, des distributions de quelques tentes et un silence jusqu’à la prochaine saison. Voilà encore ces inondations cette semaine dans le village El Gahra dans la commune de Djéol, les autorités se contentent de gestes humanitaires symboliques sans jamais aborder les causes structurelles. C’est la politique du pansement sur fracture ouverte. Ce retour des inondations est révélateur d’un État qui n’anticipe rien parce qu’il ne considère pas ces populations comme prioritaires sauf pour des tournées politiques. Le Gorgol comme toutes les régions de la vallée est le miroir d’un pays où le développement rural n’existe que dans les discours officiels. Le fatalisme climatique sert à masquer l’échec de l’État. Djéol est l’exemple parfait de ce que devient une localité quand l’État central ne voit les régions qu’à travers le prisme électoral.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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