Le pacte de paix d’Aleg pour mettre fin au conflit foncier entre des agriculteurs dans la zone du Waalo de la commune d’Aere Mbar et l’Etat est considéré par les observateurs comme un accord politique en trompe l’œil pour calmer les tensions foncières dans la vallée.
Cet accord signé au forceps apparaît très contraignant pour les agriculteurs qui doivent se référer constamment aux autorités pour des autorisations de contestation. Pour les observateurs il s’agit d’un pacte de non-agression pour mettre en œuvre l’accaparement de milliers d’hectares en faveur des sociétés étrangères en violation des procédures légales et du droit coutumier local. Ces tensions constituent des tensions les plus graves dans la vallée depuis 2019.
C’est le premier enseignement perçu comme une méfiance des populations envers l’administration locale, l’accès à la terre étant central pour l’agriculture. C’est l’inertie administrative et de l’usage de documents contestables qui sont pointés du doigt par les observateurs. L’absence de titres fonciers originaux et l’inventaire fiable de terres agricoles complique l’arbitrage impartial. L’Etat utilise tous les moyens de pression pour favoriser l’agro- business comme en témoigne ce pacte de paix que de nom d’où la nécessité d’une réforme inclusive. C’est le troisième enseignement necessitant l’urgence de la neutralité de l’Etat et des assises nationales pour une politique foncière consensuelle et enfin la protection juridique des propriétaires coutumiers face aux nouveaux attributaires.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 31 janvier 2026)
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