
La révélation cette semaine de la production des oasis de palmiers en Adrar de 16 000 tonnes de dattes est une bonne nouvelle pour le projet de développement et de valorisation des oasis.
Dans l’Adrar, la production a atteint 16 000 tonnes cette saison, dont 650 proviennent d’oasis réhabilitées. Ce dynamisme de la filière de la datte dans les régions oasiennes contraste avec les résultats plus mitigés de l’agriculture irriguée dans la Vallée du fleuve Sénégal. Les raisons principales de ces bons résultats résident avant tout que le palmier dattier est résilient à la sécheresse. Et ensuite du fait que les oasis bénéficient d’investissements énormes et d’un savoir-faire ancien et d’une organisation communautaire solide. Contrairement aux oasis, la Vallée du fleuve Sénégal connaît des performances plus irrégulières à cause principalement de l’accaparement des terres agricoles par l’Etat au profit d’investisseurs nationaux et étrangers. Ce contraste illustre deux trajectoires agricoles opposées : une filière oasienne en modernisation et une agriculture de vallée encore en quête de stabilité et de performance.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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