Les observateurs sont quasi unanimes sur la dépendance du financement du secteur de la santé par les bailleurs internationaux qui soutiennent à hauteur de 70 pour cent les programmes prioritaires du président Ould Ghazouani.
Cette dépendance financière est révélatrice d’un système de santé sous perfusion extérieure fragilisant la soutenabilite. Le budget de la santé reste faible avec plus de 5 pour cent du budget national exposant le pays à des ruptures de services dès que les financements se réorientent. Depuis 2019 malgré quelques réformes ,le gouvernement est incapable de planifier à long terme, les priorités étant dictées par les bailleurs. Ce qui explique la faible marge de souveraineté sanitaire en matière pharmaceutique en ressources humaines et technologiques.
L’absence de régulation dans les centres de santé et des hôpitaux est le signe d’un État laxiste et très fort dans les discours. Les Mauritaniens attendent la qualité des soins mais le gaspillage d’investissements conduit à une concentration des services à Nouakchott et à un manque de confiance dans le système public renforçant ainsi le recours au privé surtout pour la classe dirigeante et les plus fortunés. Réduire la dépendance c’est d’abord augmenter un budget assez faible pour réduire cette perfusion extérieure.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 30 janvier 2026)
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