Incontestablement, le rythme d’exécution des grands marchés publics mauritaniens avance à petits pas depuis la réélection du président Ould Ghazouani. Les ministères sont devenus des chambres d’enregistrement, incapables de piloter des projets structurants.
Ce ralentissement des grands travaux du programme prioritaire de Ould Ghazouani, n’est pas passé sous silence par les deux gendarmes, la cour des comptes et l’IGE dont les bilans 2025 dressent un tableau sombre de la gouvernance du chef de l’Etat depuis sa réélection. La raison principale réside dans la dépendance du pays des financements des bailleurs internationaux. Ce qui fait que le gouvernement attend leurs feux verts avant d’agir. Les projets deviennent des labyrinthes administratifs où chaque étape peut prendre des mois. L’autre réalité c’est que le marché public cesse d’être un outil de développement mais un instrument de redistribution clientéliste. Ajoutez à cela, des projets mal conçus, mal planifiés et mal évalués. Ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas un simple retard administratif des grands chantiers mais la capacité du gouvernement à anticiper, à exécuter et à contrôler les marchés publics. Cette bombe silencieuse peut éclater à tout moment avant 2029 tant que le système tolère la corruption.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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