Le contrat confié à la société marocaine ARMA Holding a été signé en juin 2025 pour dix ans et évalué à plus de 706 millions d’ouguiyas pour moderniser la collecte des déchets dans les neuf communes de Nouakchott.
Après une année, en août 2026, le niveau de propreté de la capitale laisse à désirer. Un constat officiel émanant de l’ancien ministre de l’Intérieur qui fragilise sérieusement le discours de réussite entretenu autour de ce marché. L’annonce d’une mobilisation nationale en faveur de la propreté de Nouakchott révèle une contradiction. La participation des habitants à une manifestation de sensibilisation contre les déchets sauvages est certes importante. Mais derrière cette citoyenneté se cachent les insuffisances d’un service financé et confié à un opérateur professionnel, la société marocaine HARMA. Cette affaire dépasse désormais la simple question des rues sales. Il interroge la gestion d’un marché public de longue durée, le contrôle exercé par l’administration et l’utilisation de centaines de millions d’ouguiyas. Nouakchott a besoin de camions mais surtout de rues sérieusement nettoyées, des déchets régulièrement collectés et d’un contrat soumis au contrôle public. Un contrat de plus de 706 millions d’ouguiyas, conclu pour dix ans, ne peut être évalué à travers des slogans ou des appels au civisme.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com


