Les observateurs reviennent sur la modernisation de façade de la capitale qui laisse apparaître un fiasco visible dans la première phase des travaux des chantiers qui masque mal un urbanisme de vitrines, pas de citoyens.
C’est une modernisation qui ne met pas l’humain avant le béton. Elle se résume en quelques échangeurs symboliques, des routes asphaltées pour les cortèges officiels, des façades repeintes et des projets « phares » écoles, centres de santé, piscine olympique qui sont plus destinés aux bailleurs. Alors que les populations attendent depuis 1960, l’assainissement de la capitale qui compte aujourd’hui plus d’un tiers de la population, une gestion des déchets à ciel ouvert, l’accès à l’eau et à l’électricité.
Au moment du lancement de la deuxième phase de la modernisation, les observateurs pointent une capitale à deux vitesses où la modernité est réservée à quelques enclaves de la capitale. Ce sont les entreprises proches du pouvoir qui prospèrent tandis que les citoyens voient les infrastructures se détériorer dès leur inauguration. La modernisation ignore les zones inondables, la gestion des eaux pluviales, la protection du littoral et la végétalisation urbaine. Et elle sert de prétexte à des déguerpissements massifs. Enfin, le fiasco politique est encore plus visible avec l’absence de débats avec les citoyens, premiers concernés.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 16 mai 2026)
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