Les observateurs reviennent sur la dégradation prématurée de l’axe Diouk-Kiffa, réhabilité et réceptionné en août 2025 et qui suscite des polémiques.
Le scandale du passage routier de Diouk–Kiffa est mal perçue par les Mauritaniens qui s’interrogent sur une infrastructure qui vient à peine d’être structurée et déjà gravement dégradée. Ce qui fait encore mal c’est le discours officiel qui peine à convaincre sur cette dégradation rapide. En pointant les camions responsables des fissures et des affaissements, le gouvernement fait une fuite en avant. L’absence de contrôle des surcharges est elle-même une défaillance de l’État : si les camions dépassent les limites, où sont les postes de pesage et les sanctions ? Ce scandale s’inscrit dans de nombreux axes routiers du pays comme l’exemple de Nouakchott, d’Aleg–Boutilimit ou du corridor vers Bamako. Ce type de scandale alimente un débat national sur la qualité des infrastructures, la transparence des marchés publics et la responsabilité administrative. C’est la responsabilité technique des entreprises exécutantes et des bureaux d’études, qui est pointée du doigt par les observateurs. En première ligne le ministère de l’Equipement et des Transports.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 11 mars 2026)
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