
Le Calame – Comme ́nous l’avons toujours souligné, Nouakchott est malheureusement devenue, depuis quelques années, une plaque tournante en tout genre de stupéfiants. Certaines zones constituent les repaires de bandes de narco-trafiquants.
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À Mellah, par exemple, le haschisch et le yamba sont distribués à long de journée. Les toxicomanes y sont visibles partout dans les rues et places publiques. La police s’efforce d’éradiquer au mieux ce phénomène… sans encore y parvenir : alors que leurs activités n’échappent à personne, deux dealers de ce quartier sont semble-t-il, pratiquement protégés, puisqu’ils sont libérés à chaque fois que la police les interpelle…
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Sebkha, Basra, El Mina et Médina R ont aussi leur part du lot. On y distribue la poudre blanche au vu et au su de tous. Cependant, le plus dangereux, c’est l’existence de plusieurs cartels dirigés par de véritables barons apparemment intouchables qui continuent à distribuer la cocaïne et le chanvre indien partout à Nouakchott. La gendarmerie a pu arrêter deux bandes de leurs « sous-traitants ». La plupart de leurs membres sont des fils de nantis ou de personnes influentes…
Ces gangs distribuent leurs marchandises de façon bizarre. Après en avoir encaissé le prix par application bancaire, ils déposent la drogue dans une poubelle ou un tas d’ordures situés dans des ruelles désertes, puis en envoient les données GPS aux clients qui viendront discrètement récupérer la came. Cette astuce leur permet d’échapper à la surveillance policière. Sur les réseaux sociaux, on voit parfois des vidéos montrant une jeune fille mauritanienne de teint clair consommant un sniff aligné sur l’écran de son téléphone. Si l’État ne prend pas de rapides et fermes mesures, la situation risque ne plus être sous contrôle.
Mosy
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