
La rencontre du 8 janvier prochain entre la majorité présidentielle et l’opposition au palais de Nouakchott est considérée par la majorité des Mauritaniens comme « de la poudre aux yeux » au même moment où le président de l’IRA Biram Abeid continue de faire l’objet de menaces de mort.
Ce long silence des autorités de Nouakchott est troublant dans un contexte de dialogue politique qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition qui rejette la démarche restreinte entre la majorité présidentielle et l’opposition. Cette tension palpable ne laisse pas indifférent les observateurs qui pointent une stratégie de Ould Ghazouani pour gagner du temps, calmer l’opposition ou améliorer l’image du pouvoir, plutôt qu’à produire des réformes profondes. Ould Ghazouani veut alors dialoguer avec des acteurs jugés « proches », ce qui réduit la crédibilité du processus. Un dialogue politique dans un contexte où un leader de l’opposition antisystème est menacé de mort est structurellement fragilisé. Un dialogue sous menace n’est jamais neutre par conséquent peu crédible s’il n’y a pas une sécurisation du climat politique.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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