Mauritanie : des réformes ambitieuses contre la corruption mais contestées

Après la nomination de nouveaux membres de l’Autorité anti-corruption, les observateurs s’interrogent sur sa crédibilité, sa transparence et surtout sa capacité de réduire durablement la corruption systémique.

Dans un pays où la corruption touche les marchés publics, les services sociaux, l’administration territoriale, les secteurs extractifs et les procédures de recrutement et de promotion sans résultats depuis 2019, l’inquiétude des observateurs est légitime. Les attentes des Mauritaniens sont élevées malgré la création d’une nouvelle Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC). Les citoyens veulent la justice, l’équité et la fin des passe-droits depuis 2019. La nomination de nouveaux membres ne suffit pas pour une gouvernance non affiliée aux réseaux politiques. Le risque d’instrumentalisation de ce nouvel outil est réel pour renforcer la légitimité du pouvoir sans réformes profondes. Sans garanties fortes d’autonomie, de transparence et de moyens, l’Autorité anti-corruption risque de devenir une structure symbolique plutôt qu’un levier de transformation systémique.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 25 avril 2026)

 

 

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