Le coup d’envoi du gouvernement mauritanien, cette semaine à Nouakchott, des états généraux sur la modernisation de la sécurité sociale, se présente comme un rituel politique de mise en scène réformatrice.
Ces états généraux de la sécurité sociale visent à moderniser la gouvernance, la digitalisation et l’amélioration de la transparence. Pour les observateurs, ce narratif politique masque les contradictions profondes d’un système qui évite le cœur du problème où plus de 60 à 70 % de la population active travaille dans l’informel. Ce qui veut dire que les participants qui vont diagnostiquer la CNSS, la CNAM et le programme prioritaire de Ould Ghazouani TAAZOUR, discutent d’un système qui ne couvre pas la majorité des Mauritaniens. Quand les fonctionnaires sont les plus protégés, les travailleurs précaires invisibles et enfin les populations rurales dépendantes de l’aide sociale, pas des droits sociaux, ces assises nationales apparaissent comme un exercice de légitimation politique plus qu’un processus de transformation structurelle.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 22 avril 2026)
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