L’adoption cette semaine du gouvernement de l’obligation de l’enseignement de base n’est pas seulement un problème éducatif. Pour les observateurs c’est un révélateur politique dans un État qui proclame plus qu’il ne garantit.
Cette obligation scolaire relance une école à deux vitesses, prise dans les tensions identitaires. C’est la réforme du système éducatif de 2021 qui est pointée du doigt. Au cœur des polémiques la question linguistique de l’enseignement des langues nationales instrumentalisée par l’Education nationale pour exclure les écoliers non arabophones. Ce qui empêche la construction d’un projet éducatif consensuel. Pour le gouvernement, cette décision ne vise pas seulement à augmenter les taux de scolarisation mais de repenser l’école comme un projet national inclusif, capable de réduire les inégalités plutôt que de les reproduire. Il s’agit d’un simple vœu pieux, révélateur d’une gouvernance centralisée, peu attentive aux réalités locales et à la diversité. Cette obligation scolaire ignore les conditions matérielles de vie à savoir, l’eau, l’électricité, les infrastructures, routes et cantines et enseignants stables et formés.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 19 mars 2026)
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