En refusant un acte de mariage à un conseiller municipal à Zouerate, la justice mauritanienne n’applique pas la loi. Ce témoignage poignant d’un élu qui circule sur les réseaux sociaux et les rédactions nationales, est révélateur d’une justice personnalisée.
Cette affaire d’un conseiller municipal qui suscite des polémiques sur les réseaux sociaux, ne surprend pas les observateurs qui pointent une justice qui se substitue à la loi. Quand un juge ou un greffier refuse d’enregistrer un acte de mariage, il ne s’agit plus d’un simple blocage administratif. C’est une rupture du principe de légalité. Quand les autorités judiciaires persistent dans le silence c’est l’état-civil qui est fragilisé dans un pays censé être un Etat de droit. Ce paradoxe institutionnel où l’Etat n’arrive pas à protéger ses propres agents est un signe de désordre administratif profond. Pour les observateurs c’est un abus encore plus grave quand la victime est un élu. Cela peut cacher des règlements de comptes politiques, des tensions communautaires. En définitive c’est un signal d’alarme majeur pour la gouvernance en Mauritanie.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 16 avril 2026)
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