Mauritanie : ce que l’atelier sur le traitement judiciaire des crimes financiers à Nouakchott ne résout pas

La présence constante du FMI et d’experts étrangers dans le cadre de l’atelier ouvert le 28 avril dernier à Nouakchott consacré à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, montre que la Mauritanie reste fortement dépendante pour la conception, l’évaluation et la mise en œuvre des normes internationales.

Cette volonté politique de sortir d’une gouvernance déclarative se heurte à la réalité qui fait apparaître un écart entre la norme et la pratique d’un gouvernement habitué à faire des réformes de façade. Les ateliers servent surtout à montrer la conformité plutôt qu’à transformer les pratiques. Les démantèlements réguliers de réseaux de narcotrafiquants à Nouakchott et dans certaines régions depuis 2019, en disent long de toute la difficulté de la lutte contre l’argent sale et le financement du terrorisme. Cela est dû à un manque de coordination et à la faiblesse des poursuites judiciaires.  Cet atelier qui intervient après des sessions antérieures participe donc à une stratégie de légitimation internationale.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 29 avril 2026)

 

 

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