Le Calame – L’affaire a défrayé la chronique la semaine dernière et suscité, à juste titre, un concert de réprobations et de condamnations, toutes plus indignées les unes que les autres. Il s’agit du viol d’une petite fille de sept ans dans un quartier périphérique de la capitale.
Une gamine innocente dont le chemin a croisé celui d’un prédateur n’ayant ni pitié ni compassion et qui a abusé d’elle de la façon la plus abjecte. Arrivée difficilement chez elle, baignant dans une mare de sang, elle a été conduite à l’hôpital où elle a subi deux lourdes opérations. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais elle traînera, en plus de séquelles physiques irréversibles, un traumatisme psychologique qui la suivra pendant longtemps. Nulle ne sort jamais indemne de ce genre de barbarie sans nom.
Faisant preuve d’une grande efficacité, la police n’a pas tardé à mettre la main sur le pédophile que la victime a reconnu sans grande difficulté. Mais la question qui se pose est quelle peine encourt-il. L’opinion publique est, depuis le début de cette affaire, vent debout pour demander les peines les plus sévères contre les auteurs de tels actes. Certains exigent même l’approbation de la loi Karama, bloquée au Parlement, contre les violences faites aux femmes. Au fait, pendant qu’on y est, pourquoi ne pas modifier la loi pour y introduire la castration chimique et une longue peine de prison, comme l’ont déjà plusieurs pays à travers le Monde, pour faire passer à ses monstres l’envie de franchir des frontières que l’Islam, la société et la bienséance interdisent de franchir ?
Ahmed ould Cheikh
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