Le 360.ma – Vidéo – La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies suscite des réactions contrastées au Sénégal, reflet des clivages politiques internes et des perceptions différentes de son bilan.
Macky Sall, président du Sénégal entre entre 2012 et 2024, a le soutient de 41 pays du continent, il n’a, jusqu’à présent, pas obtenu le soutien officiel des autorités de son propre pays.
Au sein de la population sénégalaise, certains, notamment parmi ses partisans ou dans les milieux diplomatiques, estiment que son expérience à la tête de l’État et son rôle dans des médiations régionales en Afrique de l’Ouest sont des atouts qui pourraient lui ouvrir les portes de l’ONU.
Macky Sall pourrait renforcer la présence africaine dans les grandes instances internationales, aiment à penser ses partisans. Son réseau diplomatique et sa connaissance des enjeux globaux jouent en sa faveur. Pour ses soutiens, une nomination serait une forme de reconnaissance internationale du Sénégal.
Le 22 avril devant les représentants de représentants des 193 États membres des Nations unies, l’ancien président sénégalais avait surtout fait valoir son parcours de diplomate et de chef d’Etat: «Ce que je souhaite apporter à l’organisation, c’est une tradition d’échange de plusieurs années avec la plupart des dirigeants ici représentés par vous, les dirigeants en Afrique, au G7, au G20. De ce parcours, j’ai appris à dialoguer, écouter et consulter. J’ai appris à conduire des réformes, arbitrer entre des priorités et prendre des décisions parfois difficiles. Je crois en toute humilité qu’en ces temps difficiles pour l’organisation, l’épreuve du pouvoir m’a préparé à comprendre les attentes des États membres et à agir pour y répondre efficacement». Arrivera-t-il à convaincre? Rien n’est moins sûr.
D’autant qu’au Sénégal, des voix, souvent issues de l’opposition ou de la société civile, sont plus réservées. Elles rappellent les tensions politiques durant son mandat (manifestations, arrestations d’opposants, débats sur un éventuel 3e mandat).
Certains jugent que son bilan démocratique est contesté, ce qui pourrait nuire à son image à l’international. D’autres estiment qu’il existe des profils africains plus consensuels.
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Cheikh Ahmed Tidiane Seck se dit très enthousiaste à l’idée de voir l’ancien président du Sénégal Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU parce que, souligne t-il, ce dernier a le background nécessaire et un bon profil pour diriger une institution cette dimension.
Il a démontré ces capacités a mener ce genre d’institutions quand il était président du Sénégal en apportant des solutions a certains conflits internationaux. il avance que Macky sall a vraiment imposé son savoir faire diplomatique dans le monde.
Pour Mouhamadou Cissé, pense que «toutes les difficultés auxquelles les impactés du TER sont entrain de vivre, c’est à cause de lui. Si le projet été bien structuré par ses service nous n’en serions pas la aujourd’hui, Mais, depuis 2020 nos famille sont disloquées tout ça à cause de lui. Il est impossible de le soutenir».
La mise en place du Train Express Régional (TER) au Sénégal a impacté près de 15.000 personnes, entraînant des expropriations et des réclamations sociales.
Par contre, Amidou Diarra pense que la candidature est une candidature légitime qui doit être portée par toutes l’Afrique, à commencer par le nSénégal, pour espère voir un des fils du continent diriger encore la plus haute institution du monde. Mais, «il est malheureux de voir certaines personnes réfuter cette candidature de Macky qui ne peut être que bénéfique pour le Sénégal et pour l’Afrique».
«C’est une chance d’avoir un Sénégalais et surtout un Africain qui compétir à la tête de l’ONU. Ça ne ferait que profiter à l’Afrique, au monde, à la sous-régions mais aussi et surtout au Sénégal», martel Cheikh Tidjane Seck, avant d’ajouter que «tous les Sénégalais qui ont eu à diriger des institutions internationales, l’ont fait de main de maître», citant, entre autres Jacques Diouf à la FAO, Amadou Mokhtar Mbow à l’UNESCO et Lamine Diack à la Fédération internationale d’athlétisme.
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