Seneplus – Depuis mars 2026, Macky Sall brigue la succession d’António Guterres à la tête des Nations unies. Sa campagne a rapidement été accompagnée d’un contre-feu numérique : un site baptisé « nonamacky.org », animé par un collectif se présentant comme proche des droits humains, y détaille des épisodes controversés de son second mandat, notamment la répression des manifestations de 2021-2023 contre Ousmane Sonko et le Pastef. C’est ce site que l’ex-président a cherché à faire bloquer sur le territoire français, en assignant plusieurs opérateurs télécoms et prestataires techniques devant le tribunal judiciaire de Paris, au nom d’une atteinte à son honneur et à son image, selon les informations rapportées par Jeune Afrique le 22 septembre.
Dans sa décision du 9 septembre, dont Jeune Afrique a eu connaissance, le tribunal a estimé que les accusations les plus graves formulées par le site (répression, corruption, atteintes aux libertés) visaient des institutions (l’État, l’administration, les forces de sécurité) et non Macky Sall à titre personnel. Sur ce fondement, les juges ont rejeté la demande de blocage général du site. Ils ont également jugé que l’usage d’une photographie de l’ex-président, même affublée d’un tampon peu flatteur, relevait légitimement du droit d’informer sur un sujet d’intérêt public. Résultat : Macky Sall est débouté de toutes ses demandes.
Son avocat, Antoine Vey, a réagi sobrement auprès de Jeune Afrique, se disant preneur d’une décision qui confirme au moins la compétence du juge français sur ce dossier. Le collectif à l’origine du site a de son côté préféré ne pas commenter une procédure encore susceptible de suites, tout en maintenant sa publication en ligne. Le jugement est tombé neuf jours avant un troisième vote indicatif du Conseil de sécurité, décrit comme peu favorable à la candidature sénégalaise.
Source : Seneplus (Sénégal)
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com
