
Jeune Afrique – Le landerneau arbitral de la Coupe du monde de football aurait-il comploté pour ménager les champions en titre, voire leur attaquant vedette ? Après avoir perdu son premier match de la compétition contre l’Argentine, le 16 juin à Kansas City, l’Algérie a saisi la Fédération internationale de football (Fifa) pour « injustice arbitrale »…
Le recours évoque trois actions du match qui, selon la Fédération algérienne de football (FAF), auraient justifié l’exclusion des joueurs argentins concernés, par l’arbitre polonais Szymon Marciniak. « Deux coups de coude sur Ibrahim Maza et Anis Hadj Moussa » n’auraient été sanctionnés que comme de « simples fautes ». Plus encore, la FAF s’attarde sur une action qui concernait la star argentine du tournoi…
Lionel Messi protégé
À un tiers du match, alors que l’octuple Ballon d’or Lionel Messi a déjà ouvert le score, l’attaquant heurte, de son crampon gauche, l’arrière du tibia de l’Algérien Aïssa Mandi. Le choc est violent, le défenseur touché se tord de douleur et de nombreux observateurs, en live ou en replay, affirment que le geste de l’Argentin méritait une exclusion du terrain. Pour l’Algérie, un retour aux vestiaires de Messi aurait pu changer la dramaturgie de la fin du match. C’est en effet la star qui marquera les deux autres buts, l’arbitre n’ayant pas retenu l’option du carton rouge…
Messi aurait-il bénéficié d’un favoritisme qui profiterait à tous les attaquants – en particulier les stars ? Seulement à l’Argentine tenante du titre ? Ou à lui en particulier ? Il est connu que les meneurs de jeu sont particulièrement ciblés par leurs adversaires. Leur « protection » présumée leur accorderait-elle une sorte d’immunité lorsqu’ils deviennent eux-mêmes « agresseurs » ?
Bienveillance envers les footballeurs « mythiques »
Est-ce plus globalement l’Argentine qui est favorisée ? La théorie pointait déjà le bout de son nez lors de la précédente Coupe du monde. Lors de la finale de l’Albiceste contre la France, en 2022, des décisions de l’arbitre ont été contestées, en particulier un penalty accordé à Angel Di Maria et une absence de carton rouge contre Nicolás Otamendi.
S’agissait-il de promouvoir la première étoile mondiale de Lionel Messi ? Pour certains observateurs, le favoritisme viserait les individualités davantage que les sélections. Les organisateurs déconseilleraient de priver la compétition de footballeurs « mythiques ». De ce point de vue, des joueurs comme le capitaine marocain Achraf Hakimi auraient bénéficié, comme « la Pulga » argentine, d’une certaine bienveillance arbitrale…
En attendant l’issue du recours algérien, un journaliste du média beIN Sport affirmait, le 20 juin dernier, que la Fifa aurait décidé d’attribuer des sanctions moins à l’arbitre présent sur le terrain qu’aux arbitres responsables de l’assistance vidéo.
Source : Jeune Afrique (Le 23 juin 2026)
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