Le Tawhid du football Au Sénégal, un pseudo-marabout prétendait que la défaite du Sénégal face à la Belgique était son œuvre. À ce compte-là, nous pourrions être tentés de ressusciter les prétendues divinités de l’Égypte antique, Ramsès II et Thoutmôsis III, pour leur demander laquelle d’entre elles aurait provoqué les défaites de l’Égypte. Cette prétention révèle une réalité profonde : le football, au-delà du spectacle et de la compétition, nous offre une occasion de méditer sur le Tawhid. Il nous rappelle que rien ne se produit en dehors de la volonté d’Allah, même si les causes apparentes font partie des lois qu’Il a établies. Être mukallaf, c’est donc assumer pleinement sa responsabilité, mobiliser tous les moyens licites à sa disposition et placer sa confiance en Allah seul, sans attribuer à une créature un pouvoir qu’elle ne possède pas. Le véritable serviteur est celui qui préserve la pureté de son Tawhid et refuse d’accorder à une créature une part de la souveraineté qui n’appartient qu’au Seigneur des mondes, Celui dont la grandeur ne saurait être voilée, fût-ce par la trace d’une fourmi noire sur un rocher noir, dans l’obscurité de la nuit.
@Yoo Alla Faabo
Abdoul GUISSÉ (Informaticien)
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