Le Nobel d’Économie pour Michael Woodford et Robert Hall, dont les travaux permettent d’améliorer la gestion des crises

Leurs modèles, véritable changement de paradigme, ont permis de mettre en œuvre des politiques efficaces pour stimuler ou ralentir l’économie au bon moment.

Le HuffPost – Une nouvelle manière de penser l’économie récompensée. Le prix Nobel d’économie a été attribué ce lundi 12 octobre au duo d’Américains Michael Woodford et Robert Hall pour des modèles visant à stabiliser les fluctuations économiques.

Ils « ont mis au point de nouveaux modèles macroéconomiques qui ont amélioré notre capacité à mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces », a salué le comité Nobel.

Stimuler ou ralentir l’économie au bon moment peut apporter de la stabilité et nous permettre d’éviter des récessions prolongées ou une inflation hors de contrôle, a expliqué le jury.

« Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique », a-t-il indiqué. Les travaux des deux chercheurs « ont provoqué un changement de paradigme dans la politique de stabilisation ».

Michael Woodford « surpris » mais « ravi »

Dès les années 1970, les crises pétrolières ont révélé l’instabilité des liens entre inflation, chômage, revenu et consommation, rendant les politiques de stabilisation inopérantes.

Michael Woodford, né en 1955, s’est dit « ravi » de cette récompense. « C’est un immense honneur. C’est une surprise, mais ça me fait vraiment plaisir », a-t-il réagi en direct lors de l’annonce du prix.

Son co-lauréat, Robert Hall, âgé de 83 ans, a considéré en 1978 que si les ménages fondaient leur consommation sur leurs anticipations de revenus futurs, toute variation de leur consommation dépendrait d’informations nouvelles, ne pouvant être prédite.

Fin de la saison des Nobel 2026

« En comprenant l’effet des anticipations sur les décisions de consommation, Hall avait résolu un problème qui intriguait les chercheurs depuis longtemps », a expliqué le jury. Plus tard, en 2003, Michael Woodford a présenté un modèle macroéconomique néo-keynésien complet.

« Les modèles néokeynésiens, issus de leurs travaux, nous permettent d’expliquer et de quantifier la façon dont la politique de stabilisation influence les cycles économiques et sont désormais utilisés par les banques centrales et les ministères des finances du monde entier », a souligné le jury.

Dernier né des prix, le Nobel d’économie clôt à Stockholm la saison 2026 des fameuses récompenses. En 2025, le prix Nobel d’économie avait récompensé un trio, l’Américano-Israélien Joel Mokyr, le Français Philippe Aghion et le Canadien Peter Howitt, primés pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance économique.

 

 

Source : Le HuffPost avec AFP

 

 

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