L’Orient Le Jour – Le député du Hezbollah, Ali Ammar, demande à l’État libanais d’agir immédiatement et fermement, sans tergiverser, afin d’empêcher la fuite de cet agent présumé.
Le député Ali Ammar (Hezbollah) a accusé samedi l’ambassade d’Ukraine au Liban « d’abriter un agent du Mossad israélien dans ses locaux et de tenter de l’exfiltrer alors qu’il est recherché par la justice », indique un communiqué publié par le parti-milice. Dans la même journée, le député iranien Ebrahim Azizi, président de la commission parlementaire de la Sécurité nationale, a déclaré sur X que l’Ukraine était devenue une cible légitime pour Téhéran après avoir fourni une aide à Israël.
« L’ambassade d’Ukraine au Liban a caché un criminel, agent du Mossad israélien, dans ses locaux, et tenté d’assurer sa sortie du Liban malgré le fait qu’elle sait qu’il est recherché par la justice libanaise et qu’il fait l’objet de mandats d’arrêt pour son implication dans la planification et l’exécution d’opérations terroristes au Liban. Il est aussi recherché pour son rôle dans la gestion d’une cellule durant la guerre avec l’ennemi israélien en 2024, dont la mission était de transmettre des informations sécuritaires sensibles et de localiser des installations appartenant au Hezbollah dans la banlieue sud », a souligné le député chiite.
Le parlementaire estime que cela constitue « un dangereux précédent et un scandale politique et diplomatique de grande ampleur ». Il dénonce aussi « un mépris de la souveraineté libanaise et une indifférence flagrante envers le sang des Libanais et leur sécurité nationale », rappelant que « l’agent a aidé l’ennemi israélien à agresser les Libanais, leur terre, leur patrie, leur sécurité et à faire couler leur sang ».
« Toute tentative de le protéger, de le faire sortir clandestinement ou de lui fournir une couverture diplomatique est considérée comme un acte hostile contre le Liban et son peuple, un défi manifeste aux appareils sécuritaires et militaires de l’État, ainsi qu’une complicité — voire une collaboration — avec l’ennemi israélien contre le Liban et son peuple », a martelé le député du Hezbollah.
M. Ammar a demandé à l’État libanais, à travers toutes ses institutions concernées, le ministère des Affaires étrangèress, les services de sécurité et les autorités judiciaires compétentes, d’agir immédiatement et fermement, sans tergiverser, afin d’empêcher la fuite de cet agent et de prendre toutes les mesures juridiques nécessaires pour obliger l’ambassade d’Ukraine à le remettre à la justice libanaise, « sans céder à aucun chantage ni pression extérieure ».
Le nom de cet agent présumé circule sur les réseaux sociaux. Il s’agirait selon la page X d’InfoSudLiban de Khaled al-Aida, qui serait en réalité le chef de la cellule où opérait Mohammad Saleh qui était chargé de fournir certaines informations logistiques ayant contribué à la mort de l’ancien numéro un du parti chiite Hassan Nasrallah, éliminé par Israël en 2024, ainsi que des renseignements sur les installations du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Selon le site The Craddle.com, Khaled al-Aida, un Palestinien-Syrien possédant la nationalité ukrainienne, a été impliqué dans des attentats à la bombe et des assassinats perpétrés au Liban entre 2024 et 2025.
Source : L’Orient Le Jour (Liban)
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