
Ce samedi 29 novembre, la jeunesse mauritanienne s’est réunie à la place Trocadéro à Paris, répondant à l’appel des organisations des droits humains, mouvements et partis politiques mauritaniens en France.
Cet appel a été initié pour répondre à une injustice subie par les Négro-Mauritaniens entre les années 1989 et 1991 en Mauritanie. Moment sombre dans l’histoire du pays.
On estime à 540 militaires tués et des centaines de civils, tous enterrés dans des fosses communes. Une période où les Négro-Mauritaniens ont subi la torture, dépouillés de leurs biens, déportés dans les pays voisins.
La nuit du 27 au 28 novembre 1990, parmi les prisonniers d’Inal, 28 soldats peulh furent choisis et pendus pour commémorer l’indépendance du pays.
Le camp d’Inal a joué un rôle majeur dans la mise en œuvre de ce massacre, 250 soldats y étaient prisonniers. Seuls 96 ont survécu, selon les estimations de Mahamadou Sy, un rescapé du camp.
Aujourd’hui, la jeunesse mauritanienne se lève un peu partout dans le monde pour dire non à l’impunité. Des manifestations ont eu lieu également à l’intérieur du pays.
Les manifestations qui ont eu lieu en Mauritanie ont été marquées par des arrestations, car l’État mauritanien continue de nier la réalité. Cette jeunesse, convaincue que la réconciliation ne pourra naître qu’avec la justice, est dans la rue pour dire non à l’oubli.
Alors, ce samedi 29 novembre, ni la pluie ni la fatigue n’ont empêché la jeunesse mauritanienne d’envahir la place Trocadéro. Les jeunes sont venus accompagnés de certains leaders des mouvements portant des banderoles, les photos des victimes, livrant des discours inoubliables sur les droits humains. Affirmant par-dessus tout les droits de l’homme : les hommes naissent libres et égaux en droits. La jeunesse mauritanienne a montré ce samedi après-midi, devant les Parisiens, que l’égalité des droits est au-dessus de tout. À noter que les jeunes ont répondu nombreux.
Djeinaba DIOP
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