Le chanteur Serge Gainsbourg disait que l’avantage de la laideur sur la beauté est de durer. On peut dire également que le courage a sur la lâcheté le même avantage.
Quatre destins dont deux si associés qu’ils semblent n’en faire qu’un, le sport comme fil conducteur et une leçon de vie. Mohamed Ali, les sprinteurs Tommy Smith et John Carlos, plus contemporain, le footballeur (NFL) Colin Kaepernick ont, au-delà de leur personne et du sport, marqué l’histoire. (L’australien blanc Peter Norman, le troisième homme de Mexico, en fait le deuxième du 200 m devant John Carlos, aurait mérité d’être évoqué autrement seulement qu’en simple comparse qu’il ne fut pas Il fut de bout en bout complice et soutien de l’acte des Noirs américains).
Ces héros et bien d’autres confirment un fait immuable en politique et ailleurs. Le courage a un coût mais c’est ce qui reste, du moins entouré de respect et de considération. La compromission et la lâcheté impriment à leur manière les esprits mais différemment. Souvent, d’abord haïs, harcelés et traqués, les héros finissent toujours par imposer la considération. Y compris de leurs ennemis d’hier. Nelson Mandela en est évidemment une illustration.
Depuis la publication de ses Mémoires avant-hier, les séances de dédicace avec Colin Kaepernick drainent des foules impressionnantes. Le mot qui revient le plus souvent est : merci ! Que valent encore les outrances de Donald Trump au moment du kneeling ? Qui se souviendra de ses affidés noirs Clarence Thomas, Tim Scott alias Uncle Tim, Byron Donalds … ? On dit que les traîtres se déconsidèrent aux yeux de ceux qu’ils ont trahis mais aussi de ceux pour qui ils ont trahi. Tel est leur destin peu enviable.
Tijane BAL pour Kassataya.com
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