La Coupe du monde 2026, l’un des enjeux du mercato hivernal pour les footballeurs

La fenêtre de transferts, qui s’ouvre jeudi 1ᵉʳ janvier en Europe, offre aux joueurs une dernière occasion de se relancer, se montrer ou simplement rejoindre un club plus en vue. Avec l’objectif d’être retenu pour la compétition planétaire de l’été.

Le Monde  – Le 1er janvier marque officiellement le passage à la nouvelle année et, avec elle, l’ouverture du mercato d’hiver dans les championnats européens de football. Cette fenêtre de transferts, réglementée par la fédération internationale (FIFA), moins prisée et souvent plus calme que son pendant estival, reste très attendue par les clubs souhaitant se renforcer à la mi-saison. Mais, en cette saison 2025-2026, pas uniquement.

Avec la Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet, qui se profile, les joueurs des nations déjà qualifiées pour l’événement entendent, eux aussi, profiter de l’occasion. Pour certains, il s’agira simplement de rallier une formation plus compétitive, comme il est de coutume dans la carrière des footballeurs professionnels. D’autres tenteront de s’extirper de situations possiblement compromettantes quant à leur future place en équipe nationale. Avec, globalement, un même objectif : s’assurer d’être du voyage en Amérique à l’été.

Le cas d’Endrick, 19 ans, en est un bon exemple. L’attaquant aux 14 sélections avec le Brésil n’a plus été appelé sous le maillot auriverde depuis le mois de mars. Cantonné au rôle de remplaçant au Real Madrid et en manque de temps de jeu depuis l’arrivée sur le banc de Xabi Alonso, l’avant-centre prometteur a choisi de rejoindre l’Olympique lyonnais (OL), en prêt, pour les six prochains mois.

Un choix stratégique alors qu’une place de titulaire lui semble garantie dans un club rhodanien en reconstruction, qui n’aurait pas pu se payer une telle recrue. Une décision qui fait aussi écho au propos de Carlo Ancelotti, à la tête de la Seleçao. « J’ai parlé avec [Endrick] en début de saison (…), retraçait le technicien italien dans un entretien à Placar, l’un des principaux magazines sportifs brésiliens, à la mi-novembre. Il est très jeune, et ce ne sera pas sa dernière Coupe du monde. Il pourrait jouer en 2026 car il a le niveau, mais il pourrait aussi être présent en 2030, en 2034, voire en 2038. Je pense qu’il est important pour lui de rejouer et de pouvoir montrer son talent. »

Le rêve d’une dernière participation

Son compatriote expérimenté Thiago Silva, 41 ans, a annoncé, le 20 décembre, qu’il quittait le club brésilien de Fluminense et s’engageait avec le FC Porto pour la fin de l’exercice 2025-2026, avec une année supplémentaire en option. L’ancien défenseur du Paris Saint-Germain et de Chelsea n’a plus été convoqué en équipe nationale depuis le 9 décembre 2022 et l’élimination en quarts de finale du Mondial par la Croatie. Mais « O Monstro » – son surnom, « le monstre », en français – n’a jamais annoncé sa retraite internationale et espère une dernière danse sous la tunique auriverde. Son retour dans un championnat européen pourrait le lui permettre.

« Je mentirais si je disais que ce n’est pas dans mes plans, admettait à ce sujet le cinquième joueur le plus capé de l’histoire de la Seleçao (113 sélections depuis 2008), dans une interview à France-Football, le 13 décembre. [Terminer] ma carrière par un titre de champion du monde ? Ce serait le rêve absolu, et le moment parfait pour arrêter. »

Comme Thiago Silva, d’autres joueurs voient le Mondial 2026 comme la dernière chance de participer à la compétition reine du football. Si l’incertitude demeure, plusieurs d’entre eux ont clairement fait part de leur volonté de changer de club à la faveur de ce mercato hivernal, à l’instar de l’ailier anglais Raheem Sterling, placardisé à Chelsea, du gardien allemand Marc-André ter Stegen, éclipsé par la concurrence au FC Barcelone, ou encore l’inépuisable milieu français N’Golo Kanté, dont les performances en Arabie saoudite sont moins scrutées. Le champion du monde 2018 figure d’ailleurs sur les tablettes du Paris FC, pensionnaire de Ligue 1, dont l’intérêt a été rendu officiel par Antoine Arnault, l’actionnaire majoritaire.

Des occasions à saisir

Pour les nations figurant parmi les favorites du tournoi, ces mouvements de dernière minute offrent rarement une garantie. L’instabilité qui en découle pourrait même avoir une influence négative sur les choix des sélectionneurs. Mais le Mondial 2026 se joue à 48 équipes – contre 32 précédemment – et, dans ce contexte, plusieurs formations rarement qualifiées pour l’événement, ou simplement plus modestes, seront sans doute attentives aux évolutions de l’hiver dans leur vivier respectif.

Le milieu de terrain algérien Himad Abdelli, en fin de contrat avec Angers, pourrait ainsi rejoindre l’OL ou l’Olympique de Marseille pour terminer la saison. Appelé en dépannage pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN), après avoir été écarté des plans initiaux de Vladimir Petkovic, le joueur des Fennecs gagnerait ainsi à rejoindre un club plus huppé.

Le meneur de jeu niçois Sofiane Diop, non retenu avec le Maroc pour la CAN 2025, est également annoncé sur le départ cet hiver, alors que les Aiglons sont embourbés dans une crise sportive – actuels 13es de Ligue 1 et derniers de la poule unique de la Ligue Europa. Mais au milieu des rumeurs et des tractations, il n’y a, à ce jour, qu’une certitude : le temps est compté. Pour les joueurs concernés, la Coupe du monde 2026 n’est plus qu’à un transfert judicieux et une poignée de matchs réussis.

 

 

 

 

 

 

Source : Le Monde 

 

 

 

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