
Le 360.ma – Vidéo – La victoire des Éléphants de Côte d’Ivoire face à la France (2-1), en préparation à la Coupe du monde, a provoqué une vague d’enthousiasme chez les supporters à Abidjan. Une victoire bonne pour le moral mais qui ne doit pas faire oublier certaines lacunes.
Avant de s’envoler pour les États Unis, la Côte d’Ivoire, 34e au classement FIFA, a frappé un gros coup face à la première nation mondiale, la France.
Pour la première fois de leur histoire, les Éléphants ont battu les Bleus. Quelques minutes après le coup de sifflet final consacrant la victoire des Éléphants, les supporters ivoiriens ont laissé éclater leur joie sous une pluie battante.
Pour beaucoup, ce succès contre l’une des grandes nations du football mondial est plus qu’une simple victoire amicale mais un signal fort envoyé aux futurs adversaires de la Côte d’Ivoire à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026.
Dans les maquis et dans les espaces où la rencontre a été suivie, les commentaires allaient tous dans le même sens: les Éléphants ont montré du caractère.
«C’est la première fois que la Côte d’Ivoire bat la France. Même en amical, ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai vu une équipe disciplinée, combative qui ne lâchait rien. Ca fait plaisir et renforce notre confiance», se réjouit Gouhé Guéi, rencontré dans un maquis à Yopougon.
Au-delà de ce résultat, c’est surtout la manière qui séduit les supporters. Face à une sélection française réputée pour sa qualité technique et sa profondeur de banc, les hommes du sélectionneur Emerse Faé ont affiché solidarité, engagement et efficacité offensive très appréciés.
«On passe à un autre niveau, on veut désormais rencontrer l’Argentine», lance avec conviction Armel Zadi, un supporter. «Faé Emerse a fait un excellent coaching en mettant en place une équipe compétente, et c’est ce qu’on veut. Si elle garde cet état d’esprit, notre sélection peut créer la surprise pendant cette Coupe du monde», ajoute-t-il.
Optimisme partagé par de nombreux supporters rencontrés dans les rues. Pour eux, la victoire face aux Bleus confirme la progression constante des Éléphants depuis leur sacre à la CAN 2023 et démontre leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes du monde.
Mais l’euphorie n’efface pas complètement l’esprit critique des supporters ivoiriens. Si la victoire fait l’unanimité, plusieurs soulignent des lacunes qui devront être corrigées rapidement avant l’entrée en lice de la sélection nationale.
Certains pointent notamment des moments de déconcentration défensive ayant permis aux Français de se montrer dangereux. D’autres interpellent le coach sur ses changements qu’ils qualifient souvent de «hasardeux».
«On a gagné et c’est très bien, mais il y a encore des erreurs de placement derrière. Face à certaines équipes du Mondial, cela peut coûter cher», analyse Ariel Josué, passionné de football rencontré au quartier Camp militaire.
Des remarques qui traduisent surtout les attentes élevées d’un public désormais convaincu du potentiel de son équipe.
À quelques jours du début de la Coupe du monde 2026, la confiance semble avoir gagné les supporters ivoiriens. Une chose est certaine: en gagnant la France, les Éléphants ont offert à tout un peuple une raison supplémentaire de croire en son rêve mondial.
Reste désormais à transformer cette promesse en performance lorsque retentira le coup d’envoi du plus grand rendez-vous du football mondial.
Un collectif mis en place par le sélectionneur Fae Emerse a fonctionné ce soir-là face à l’équipe favorite. La Côte d’Ivoire vient ainsi d’inscrire son nom au palmarès des équipes africaines ayant battu cette équipe de France. Et bien les Eléphants se donnent du coffre avant la coupe du monde 2026. Il y des choses à revoir certes, corriger les automatismes… avant l’entrée en lice mais à la finition, et grâce à l’expression collective, les Eléphants ont été à la hauteur dans ce duel face à la France.
Ce succès historique booste la confiance des hommes d’Emerse Faé et ainsi que celle des Ivoiriens. Ils entameront leur tournoi dans le groupe E face à l’Équateur, avant de défier l’Allemagne et Curaçao.



