Mais ce dont se souviendront surtout les dizaines de milliers de spectateurs du stade Azteca, c’est le match qui a succédé aux célébrations d’ouverture : un Mexique-Afrique du Sud “historique”, remporté 2-0 par le pays hôte, qui a enfin “rompu la malédiction” qui frappait la “Tri” (l’équipe tricolore nationale), se réjouit Televisa.

C’était en effet “la huitième fois que le Mexique disputait le match d’ouverture d’une Coupe du monde” (un record), mais “sa première victoire lors d’une telle rencontre, après avoir concédé cinq défaites et deux nuls – notamment face à l’Afrique du Sud, pays hôte de l’édition 2010”, explique ESPN.

“Peu d’équipes nationales ont une plus grande propension à décevoir” que la “Tri”, relève AS. Mais, “jusqu’aux dernières minutes, le Mexique a su maîtriser le match et éviter la tempête, fidèle à sa réputation historique”, avant de finalement accrocher aux visages des dizaines de milliers de supporteurs “un sourire dont le pays avait désespérément besoin”.

Le “meilleur visage” du Mexique

En définitive, “le Mexique s’est présenté au monde ce jeudi sous son meilleur jour”, estime El País. “Il l’a fait avec toutes ses contradictions, sans cacher ses blessures ni renoncer à ses vertus”, en restant “le pays chaotique, excessif, inégal, hospitalier, épuisant, fascinant, violent, généreux, millénaire et moderne qu’il a toujours été”.

Toute tentative visant à enfermer ce grand pays dans une définition simple “finit par se solder par une contradiction”, et “c’est peut-être pour cela que la Coupe du monde trouve ici un cadre si naturel”, poétise le quotidien madrilène. Car le football, comme le Mexique, ne relève pas du domaine de la “logique” mais “des émotions, de la loyauté et de l’obstination”.