Dans le Saint Coran, Dieu dit : « Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère, et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. » (Sourate Qâf, 50:16). C’est en méditant sur cette proximité divine que nous avons compris que le Seigneur est notre premier voisin, le plus proche de nous. Par conséquent, la maturité spirituelle consiste à mettre tout en œuvre, non seulement pour connaître ce voisin, mais aussi pour lui rendre continuellement visite afin de mieux Le connaître, plutôt que de nous contenter de L’apercevoir de loin, dans l’obscurité de notre insouciance.Ainsi, à chaque visite, nous comprenons davantage pourquoi le Prophète Muhammad (PsL) nous a recommandé de respecter les droits du voisinage. Le grand maître soufi Ibn Arabi (RTA) avait certainement raison de dire que les injonctions du Prophète (PsL) à travers les hadiths doivent être lues et interprétées sur le plan ésotérique afin d’être nourries par l’énergie transformatrice de ses messages.Lorsque nous réfléchissons aux enseignements des soufis, nous comprenons que le néant de notre être ne peut pas prétendre être le voisin de l’autre inexistant du coin de la rue. Ce dernier n’est qu’une illusion du voisinage dans un monde mirage.Sortir de l’illusion de notre existence, c’est reconnaître que le Seigneur, dans sa proximité, est le meilleur des voisins de notre néant. Donc, il faut chercher non seulement à le respecter, mais surtout à le connaître, afin que ce respect occupe pleinement la place qui lui revient dans la vie du serviteur.Nous terminerons par une question philosophique et métaphorique, destinée à inviter les esprits à approfondir cette dialectique :À quoi sert de reconnaître la proximité du Seigneur si celle-ci ne nous conduit pas à approfondir notre connaissance du meilleur des voisins et à transformer notre rapport au bon voisinage avec le Maître suprême ? Pendant que nous méditons avec la dialectique du bon voisinage, nous poursuivons la deuxième partie de cette réflexion du respect de notre voisin au pays de « Sunu Gaal ». Dialectique du respect et de l’irrespect de Dieu au pays de « Sunu Gaal » Les héritages spirituels recèlent un paradoxe fondamental, parce que nous peuvons recevoir en partage le nom d’un homme de Dieu sans pour autant accéder à sa réalisation intérieure. La maturité spirituelle, c’est refuser de faire semblant de respecter le bon voisinage physique pendant que nous ignorons nos rapports de bon voisinage avec celui résidant auprès de notre veine jugulaire. D’ailleurs comment faire pour reconnaître le trône de Dieu dans ce petit espace physique sachant que le Seigneur transcende l’espace et le temps ? Respecter Dieu, c’est être capable de comprendre la dialectique de la forme de nos pratiques et de la réalité. Respecter Dieu, c’est prendre de la hauteur pour saisir la dialectique du rôle du maître au centre des regroupements spirituels. Respecter Dieu, c’est mettre tout en place pour saisir l’énergie de l’incarnation des vertus des savants, des sages et des disciples. Respecter Dieu, c’est être apte à décortiquer ésotériquement la dialectique d’un dépôt sacré (amana). Enfin, respecter Dieu, c’est aller à la quête de l’essentiel pour accéder au tabernacle de la sérénité. Le véritable héritier n’est pas le gardien d’un dogme ou d’un nom, mais celui qui incarne la présence et l’éthique du maître devant le Divin. Comprendra qui pourra sachant que nous sommes responsables de nos points de vue et de nos écrits, mais nous ne sommes pas responsables de la compréhension des lecteurs. En revanche, nous sommes prêts même au milieu de la nuit pour décortiquer sans trembler les sens à la fois philosophiques et spirituels de ce que nous partageons en public.
@Yoo Alla Faabo !!!
Abdoul GUISSÉ (Informaticien)
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