
Financial Afrik – La Mauritanie a officiellement annoncé la candidature de sa représentante pour prendre la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). À 56 ans, Coumba Bâ, ministre-conseillère du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et envoyée spéciale auprès de l’institution, s’engage dans une compétition diplomatique à haute portée stratégique. L’issue de cette course sera connue en novembre 2026, lors du Sommet de la Francophonie prévu à Phnom Penh. Mais la candidate mauritanienne n’est pas seule en lice. La Rwandaise Louise Mushikiwabo, secrétaire générale sortante, ambitionne un troisième mandat, tandis que la République démocratique du Congo a également manifesté son intérêt pour le poste.
Au-delà d’une simple candidature, Nouakchott met en avant un profil singulier : celui d’une femme d’influence, rompue aux subtilités de la diplomatie multilatérale et aux équilibres africains. Proche du cœur du pouvoir, dotée d’une fine lecture des rapports régionaux et internationaux, elle incarne une génération de cadres stratégiques formés à la gestion des dossiers sensibles.
Femme du sérail devenue figure d’État, Coumba Bâ s’est progressivement imposée comme un relais central entre la présidence mauritanienne et les grandes institutions internationales. Sa trajectoire témoigne d’une capacité à conjuguer loyauté institutionnelle, sens politique et crédibilité diplomatique.
À travers cette candidature, la Mauritanie cherche aussi à renforcer sa visibilité sur la scène francophone et à peser davantage dans les grands arbitrages culturels, politiques et linguistiques du bloc francophone. Si elle venait à être élue, Coumba Bâ pourrait incarner une nouvelle séquence pour l’OIF : plus africaine dans sa gouvernance, plus attentive aux enjeux de jeunesse, de souveraineté culturelle et de développement, et davantage arrimée aux réalités géopolitiques contemporaines.
Plus qu’un pari personnel, sa candidature s’inscrit ainsi dans une ambition nationale et continentale : celle de participer activement au renouvellement de la Francophonie au XXIᵉ siècle.
Source : Financial Afrik
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