Conseil de la paix de Donald Trump : qui a accepté, qui a refusé ?

Donald Trump veut créer un « Conseil de paix » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU, avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent.

Le Soir  – La Maison-Blanche n’a pas publié la liste des pays invités au Conseil de la paix de Donald Trump. Mais de nombreuses capitales ont fait savoir que leur dirigeant avait reçu un carton d’invitation.

Ont dit oui

Dernier en date, l’Egypte a accepté l’invitation de Trump pour le « Conseil de paix ». Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, le président des Emirats arabes unis, aussi. La décision émiratie « reflète l’importance de la mise en application totale du plan de paix en 20 points du président Donald Trump pour Gaza, qui est essentiel pour la mise en œuvre des droits légitimes du peuple palestinien », d’après le ministère. Le roi du Maroc Mohamed VI rejoindra le conseil en tant que « membre fondateur », a indiqué la diplomatie marocaine. En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orbán, a accepté dès dimanche l’invitation « honorable » de son allié Donald Trump d’être « membre fondateur » du « Conseil de paix ». En Arménie le Premier ministre, Nikol Pashinyan, a déclaré mardi sur Facebook avoir accepté l’invitation américaine. Le ministère des Affaires étrangères du Bélarus a dit sur la plateforme X que le pays était « prêt à participer au “Conseil de la paix”» en « espérant que son mandat serait largement accru par rapport à ce qui est proposé par cette initiative ».

Ont dit non

La France « ne peut donner (une) suite favorable » à ce stade à l’invitation, a indiqué lundi l’entourage du président Emmanuel Macron. Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, a dit mardi avoir reçu une invitation, mais « n’imagine pas » y participer au côté de la Russie. De leurs côtés, la Norvège et la Suède ne participeront pas au « Conseil de paix » de Trump, ont-elles déclaré.

Réservent leur réponse

Vladimir Poutine a été invité à rejoindre le « Conseil de paix » ; la Russie a ainsi dit vouloir « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington avant de se prononcer. Le Royaume-Uni s’est dit mardi « inquiet » d’une telle invitation : « Poutine est l’agresseur dans une guerre illégale contre l’Ukraine et il a prouvé à maintes reprises qu’il n’était pas sérieusement engagé pour la paix », a indiqué Londres, qui a confirmé que le Royaume-Uni avait reçu une invitation pour rejoindre ce « Conseil de paix ». Le gouvernement en « examine les modalités ». La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussi été invitée et réserve sa réponse, a déclaré lundi un porte-parole à Bruxelles.

L’Allemagne a exprimé la nécessité de se « coordonner » avec ses partenaires. La Chine « a reçu l’invitation de la partie américaine », a indiqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, sans préciser si elle allait y répondre favorablement ou non. Au Canada, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré à l’AFP : « Nous examinons la situation. Mais nous n’allons pas payer un milliard de dollars ». En Suisse, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que ce pays allait « analyser attentivement la proposition et mènera des échanges avec les parties concernées afin d’arrêter sa position ». En Australie, le Premier ministre, Anthony Albanese, a indiqué que son gouvernement « n’a(vait) pas eu le temps d’étudier » la demande de Donald Trump. Singapour a déclaré que le gouvernement « étudiait l’invitation ». Parmi les autres pays qui ont confirmé avoir reçu une invitation figurent l’Italie, la Finlande, l’Albanie, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne ou encore l’Inde et la Corée du Sud.

 

Par la rédaction

 

 

Source : Le Soir (Belgique)

 

 

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