SenePlus – Invité de l’émission Afropod sur la chaîne YouTube Afrofeeling, Kader Gadji raconte une jeunesse marquée par un profond manque de confiance en lui, conséquence d’une dyslexie longtemps non diagnostiquée.
L’acteur explique avoir vécu dans l’incompréhension de son entourage, y compris de sa propre mère, qui ignorait tout de son trouble et s’inquiétait de le voir échouer scolairement pendant que ses frères et sœurs réussissaient. C’est au Maroc, où il s’installe à 18 ans, qu’un collègue de travail lui révèle sa dyslexie et l’aide, par un apprentissage patient de la lecture à voix haute, à reprendre confiance et à devenir, selon ses propres mots, l’un des rares acteurs sénégalais capables de mémoriser un scénario dès la première lecture.
C’est sa sœur Halima, elle-même comédienne, qui l’a poussé vers le métier d’acteur, alors qu’il rêvait plutôt de devenir cuisinier. Selon Kader Gadji, elle est décédée le 26 janvier 2026 d’une crise cardiaque, quelques instants seulement après leur dernier échange téléphonique, à l’âge de 36 ans. Il affirme avoir consulté le téléphone de sa sœur après sa mort et y avoir découvert des messages hostiles l’accusant d’être « folle », ce qui l’a convaincu que la pression de la notoriété et le harcèlement en ligne avaient précipité la dépression de sa sœur.
L’acteur raconte également avoir enchaîné un tournage de plusieurs mois avec une jambe cassée puis blessée, quelques semaines après l’enterrement de sa sœur, sur l’insistance de son producteur. Une épreuve qu’il présente aujourd’hui comme le moment où il a appris à transformer sa douleur en force. Il confie enfin que ce deuil a renforcé sa foi, tout en assumant détester la célébrité qu’il associe à l’hypocrisie du milieu artistique, préférant se définir comme un artiste au service d’un message plutôt que comme une personnalité publique.
Source : SenePlus (Sénégal)
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