Afrik Foot – Alors que la désignation des arbitres fait déjà beaucoup parler avant Cameroun–Maroc, une autre controverse a émergé autour d’un autre quart de finale de la CAN 2025, Mali–Sénégal. Cette fois, ce n’est pas l’arbitre central qui est au cœur des discussions, mais le choix de l’assesseur chargé de superviser le corps arbitral.
De nationalité sénégalaise, Fatou Gaye sera l’assesseure du match entre le Mali et le Sénégal. Selon plusieurs sources proches du staff des Aigles du Mali relayées par le journaliste Sacha Tavolieri, la désignation d’une Sénégalaise pour encadrer l’arbitrage du quart de finale face aux Lions de la Teranga suscite de fortes interrogations. En interne, certains responsables maliens estiment que ce choix va à l’encontre des principes élémentaires d’impartialité.
Dans les cadres réglementaires de la FIFA et de la Confédération africaine de football, il est en effet admis qu’un arbitre ou un assesseur ne doit pas intervenir sur une rencontre impliquant son propre pays, afin d’éviter tout soupçon de conflit d’intérêts. Même si l’assesseur n’intervient pas directement dans les décisions sur le terrain, son rôle d’évaluateur et de superviseur reste jugé sensible à ce stade de la compétition.
L’explication de la CAF, jugée peu convaincante
Face aux interrogations, une explication a circulé au sein des instances : les assesseurs seraient affectés non pas par match, mais par stade, et ce pour toute la durée du tournoi. En l’occurrence, l’assesseure concernée est rattachée au stade Prince Moulay Abdellah et supervise toutes les rencontres disputées dans cette enceinte, indépendamment des équipes engagées.
Selon cette logique, plusieurs grandes sélections comme l’Égypte, le Nigeria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore l’Algérie auraient évolué dans le même stade avec le même assesseur tout au long de la compétition. Une organisation qui se veut standardisée et logistique, mais qui peine à convaincre totalement.
Un malaise persistant autour de l’arbitrage
Si cette justification est conforme aux pratiques internes de la CAF, elle laisse néanmoins un goût d’inachevé. Beaucoup s’étonnent qu’aucune exception n’ait été faite pour un quart de finale aussi sensible, opposant deux nations voisines et rivales historiques. Clairement, ces quarts de finale de la CAN sont marqués par les polémiques sur la désignation des arbitres.
Louis Mukoma Fargues
Source : Afrik Foot
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com




