Le 360.ma – Vidéo – L’accord de pêche entre la Mauritanie et le Sénégal signé en 2001 permet à 500 embarcations sénégalaises de pêcher 50.000 tonnes de poissons pélagiques par an dans les eaux mauritaniennes. En prévision de la reconduction de cet accord, les organisations professionnelles des deux pays affinent, à Nouakchott, leurs propositions pour une gouvernance optimale d’un secteur stratégique pour les deux pays.
La pêche est un secteur stratégique pour la Mauritanie et le Sénégal, états disposant de plusieurs centaines de kilomètres de façade atlantique. Au Sénégal, la pêche fait vivre environ 600.000 personnes sur une population de 18,5 millions.
Il en est de même dans la Mauritanie voisine où le secteur emploie plus de 120.000 personnes, mais subit la concurrence des usines de transformation et de la pêche industrielle qui réduisent la disponibilité du poisson pour la population.
Les deux pays voisins sont liés par un accord vieux d’un quart de siècle et régulièrement reconduit, permet à 500 embarcations sénégalaises de pêcher jusqu’à 50.000 tonnes de poissons pélagiques par an dans les eaux mauritaniennes. avec obligation de débarquer 6% des prises sur le sol mauritanien pour approvisionner le marché local.
En prévision du renouvellement du protocole de pêche entre Nouakchott et Dakar, les organisations professionnelles de pêche artisanales préparent les propositions les plus pertinentes qu’elles soumettront aux gouvernements, pour une gestion rationnelle des ressources et une gouvernance optimale du secteur.
Ces organisations ont pour objectif de redynamiser la coopération et renforcer le dialogue autour de l’accord de pêche, qui lie Nouakchott et Dakar depuis 2001 et devrait faire l’objet d’un renouvellement au cours des prochains mois.
Les conclusions de la rencontre seront une contribution du secteur artisanal pour une pêche durable et la préservation de ressources partagées, en constante baisse.
La rencontre se déroule sous la supervision de la Confédération Africaine des Organisations de Pêche Artisanale (COAPA), qui joue un rôle clé dans la défense des droits des pêcheurs.
Les acteurs en concertations à Nouakchott, sont issus de la Fédération Nationale de Pêche Artisanale de Mauritanie et le Conseil National Inter Professionnel de la Pêche Artisanale au Sénégal (CONIPAS).
Sid’ Ahmed Abeidna, président de la Commission Mauritano Sénégalaise de Pêche Artisanale, insiste sur “une coopération exemplaire entre la Mauritanie et le Sénégal qui dure depuis 2001. Un processus que les organisations de pêche artisanale entendent accompagner et élargir aux acteurs issus du secteur dans toute la sous région Nord Ouest Africaine: Gambie, Guinée Bissau, Maroc” pour créer une synergie autour de la préservation d’une ressource transnationale partagée.
Babacar Sarr, responsable CONIPAS “nous nous concertons pour voir comment nous pourrions intervenir dans la gouvernance du secteur de la pêche, dans un contexte marqué par une diminution du stock de poisson passé de 900.000 tonnes en 1960 à moins de 400.000 tonnes actuellement”.
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