Mauritanie : les étudiants poursuivent une grève pour dénoncer leurs conditions de vie et d’études

RFI – En Mauritanie, la colère monte dans les universités. Les étudiants étaient en grève jeudi 22 octobre à l’université de Nouakchott pour dénoncer leurs conditions de vie et d’études. Logements insuffisants, bourses supprimées, manque de bus : les étudiants jugent les mesures annoncées par le ministère de l’Enseignement supérieur insuffisantes et réclament une rencontre directe avec le ministre.

 

« Nous faisons grève parce que nos droits ne sont pas respectés, le ministère ne fait pas son travail », explique Jaroullah Ould Abdallahi, en grève. Pour cet étudiant en biologie à Nouakchott, les raisons d’être en colère sont nombreuses : « Pour le logement, il n’y en a pas assez, même des non-redoublants ont perdu le leur, sans explication. Nous avons perdu nos bourses, même ceux inscrits à Taazour. Et pour le transport, il n’y a plus assez de bus, on se bouscule et on attend longtemps. Ils ne peuvent pas augmenter les prix du transport dans ces conditions. »

Pour l’instant, seule réponse du ministère : un abonnement mensuel et une réorganisation des arrêts de bus.

Selon Mohamed Lemine Mohamed Khabaz, membre du bureau exécutif de l’Union générale des étudiants de Mauritanie, le problème des étudiants dépasse largement la question du transport : « Le ministre ne parle que du transport, avec un abonnement à 5 000 qui représente une hausse par rapport aux 2 800 qu’on payait avant. Mais notre problème est plus large, notamment le logement. Les étudiants venus d’autres régions, sans famille à Nouakchott, devraient être prioritaires. On demande au ministre de nous rencontrer directement pour discuter et trouver des solutions », appelle Mohamed Lemine Mohamed Khabaz.

Pour le ministre de tutelle, cette pression sur le transport s’explique par la hausse continue des effectifs universitaires. Les étudiants, eux, préviennent : sans solutions concrètes, la grève se poursuivra dans les prochains jours.

Notre correspondant à Nouakchott, Moussa Oumar Barry

 

Source : RFI

 

 

 

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