RFI – En Mauritanie, le parti du Rassemblement national pour la réforme et le développement Tawassoul a tenu le 21 octobre des sit-in dans les trois régions de Nouakchott pour contester un éventuel troisième mandat du président. Pour marquer sa rentrée politique, Tawassoul lance sa campagne sous le signe des « trois non » : non à un troisième mandat, non aux restrictions et aux atteintes aux libertés, et non à la corruption. Un rassemblement largement suivi par les militants du parti dans plusieurs communes de la capitale.
Dans le département d’Arafat, à Nouakchott-Sud, les partisans de Tawassoul étaient en file indienne le long de la route nationale. Certains distribuaient des affiches aux passagers des voitures qui passaient devant eux.
Mohamed Houd Mbareck, vice-président du parti Tawassoul, lance : « Nous disons non à un troisième mandat [de Mohamed Ould Ghazouani, NDLR]. La Constitution limite les mandats à deux, nous devons la respecter. Et je suis sûr que les Mauritaniens ne sont pas prêts à ce que cela change. Les Mauritaniens attendent du pouvoir des actes sur l’approvisionnement en eau, en électricité et sur le panier de la ménagère. Ils attendent la réduction de la cherté de la vie, notamment du prix du carburant et d’autres produits, mais pas un débat sur un éventuel troisième mandat, car le sujet est clos. Nous y sommes opposés. »
Plusieurs responsables ont pris la parole. Ils dénoncent les restrictions et les atteintes aux libertés publiques et qualifient l’action du pouvoir de mauvaise gouvernance.
« La Mauritanie a besoin de bonne gouvernance »
Aminata Niang, secrétaire générale du parti, s’insurge : « La Mauritanie a besoin de bonne gouvernance. Des marchés publics non contrôlés, attribués à des proches, c’est une aberration. Des entreprises publiques qui ne sont pas contrôlées avec rigueur aussi. Le cas de la Somelec en dit long sur la négligence en matière de contrôle. Et pire encore, il n’y a aucune reddition des comptes. »
Ce rassemblement fait suite à des appels à un troisième mandat lancés par des partisans du pouvoir, dont certains membres du gouvernement en place, remanié il y a une semaine.
Source : RFI
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