Entre négligences, imprévoyance et absence de contrôle, la crise électrique révèle les fragilités profondes de la gouvernance publique. Tous les responsables doivent être sanctionnés. C’est du moins ce que révèle en grande partie, la commission d’enquête sur la panne géante à Nouakchott.
L’histoire retiendra que c’est la première fois qu’une commission d’enquête, en un temps record, rend publique ses résultats avec des recommandations bien précises de sanctions et de révélations flagrantes de dysfonctionnements graves de la gestion publique. En effet, les problèmes ne se limitent pas à un simple accident mais ces dysfonctionnements trouvent leurs origines dans la préparation des marchés, la qualification des entreprises, le choix des équipements et le contrôle des travaux et procédures de mise sous tension. Des milliers de familles, de commerces, d’établissements de santé et d’administrations attendent que les dommages soient réparés. La transparence est salutaire mais ne suffit pas à rétablir la confiance des citoyens qui veulent une traduction concrète sur le terrain. Tous les responsables doivent être sanctionnés. C’est l’occasion unique également de réformer le Mammouth SOMELEC. Cette crise pourrait marquer un tournant dans la gestion des services publics et dans le rapport entre gouvernants et citoyens.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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