Mauritanie : une liberté de la presse sous haute surveillance

En dénonçant, cette semaine à Nouakchott la répression contre les journalistes, le syndicat libre des travailleurs de la presse, étale au grand jour la guerre silencieuse contre la presse mauritanienne.

Depuis l’adoption de la loi 2021 pour la protection des symboles nationaux et l’incrimination des atteintes à l’autorité de l’État et à l’honneur du citoyen, les violences contre les journalistes lors des manifestations et les blogueurs sur les réseaux sociaux, ont progressé après la réélection de Ould Ghazouani en 2024. Plusieurs journalistes couvrant une manifestation de médecins à Nouakchott ont été victimes de violences policières. Les exemples abondent. Le journaliste et directeur de l’agence indépendante ALAKHBAR a été arrêté plusieurs fois avant de recouvrer sa liberté. Ces épisodes d’intimidation illustrent bien la vulnérabilité persistante des journalistes lorsqu’ils abordent des sujets sensibles ou critiques à l’égard des autorités de Nouakchott. L’alerte du syndicat libre des travailleurs de la presse est à prendre au sérieux. Les observateurs pointent un paradoxe mauritanien c’est à dire que le pays est régulièrement cité comme l’un des plus ouverts du monde arabe en matière de liberté de la presse. De l’autre, les incidents récents susmentionnés montrent que les journalistes peuvent encore faire face à des violences, des intimidations et des restrictions d’information.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 07 octobre 2026)

 

 

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