
Info Migrants – Les gardes-côtes mauritaniens ont indiqué, dans un communiqué, avoir porté secours à 260 personnes, dont 17 enfants, qui se trouvaient sur deux bateaux au large de la Mauritanie. Partis de Gambie, les rescapés avaient passé environ une semaine en mer.
Les gardes-côtes mauritaniens ont annoncé avoir secouru 260 migrants ouest-africains, dont 17 enfants, en difficulté au large de la Mauritanie.
« Les bateaux avaient quitté la ville de Banjul [en Gambie] et leur parcours a duré sept jours en mer avant que les unités de la Garde côtière ne puissent les retrouver et intervenir pour sauver tous ceux qui étaient à bord », ont indiqué dans un communiqué les gardes-côtes mauritaniens.
Parmi les personnes secourues figurent 132 Sénégalais, 120 Gambiens, quatre Guinéens et quelques autres citoyens ouest-africains. Outre les 17 enfants, 61 femmes se trouvaient à bord des bateaux, selon le communiqué.
Embarcations délabrées
Depuis des années, des milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, tentent la périlleuse traversée de l’Atlantique à bord d’embarcations surchargées et souvent délabrées, pour rejoindre l’Europe via les îles Canaries espagnoles.
Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus au large de la Mauritanie et du Sénégal, avait indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué début septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.

Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », avait précisé l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs.
« Entre quatre et sept jours de navigation »
Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal – à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne – les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF.
« La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.
Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.
Source : Info Migrants (France)
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com




