
Le 25 septembre, une journée consacrée à l’éclat de la langue soninké. L’UNESCO n’a pas institué cette célébration pour flatter, mais pour rappeler qu’elle porte une richesse culturelle et cultuelle incommensurable. Ce n’est pas une médaille à accrocher, mais un terrain vague offert à bâtir, une fondation à poser pour l’avenir.
Les chants, les danses, les youyous sont des fleurs magnifiques, mais un peuple ne se nourrit pas seulement de fleurs. Les Soninké doivent transformer les chants en usines, les youyous en bibliothèques, les danses en champs agricoles, les applaudissements en projets d’investissement.
La vraie célébration n’est pas dans les délégations coûteuses vers des grandes villes, mais dans les villages, les communes, les terroirs. Chaque localité doit devenir une exposition vivante où se révèle le potentiel soninké :
- Langue soninké enseignée et transmise aux enfants.
- Créativité soninké mise en valeur dans l’art, la littérature et l’innovation.
- Production soninké développée dans l’agriculture et l’industrie.
En réalité, par la journée du 25 septembre, l’UNESCO a ouvert une porte ; il appartient aux Soninké de franchir le seuil et de bâtir un édifice digne de leur histoire.
Honorer cette distinction, c’est refonder l’avenir : transformer le patrimoine immatériel en force matérielle, pour que chaque génération trouve dans l’héritage soninké non seulement des chants, mais aussi des outils, des savoirs et des horizons.
La Journée internationale soninké doit être le moment où s’allume la flamme de la refondation.
Une flamme qui éclaire les villages, les villes, les diasporas.
Une flamme qui transforme la mémoire en avenir.
Parmi les figures soninké qui incarnent cette vitalité :
Sheikh Madjakho Tandjigora (guide réligieux)
Professeur Sambou Assa Dramé (guide spirituel, influenceur, PDG SADSaha)
Ishaka Sissoko (PDG Sissoko Habattu Sauda),
Hatouma Djimé Touré (guérisseuse, tradipraticienne, femme d’affaires),
Thierno Mouhamadou Samassa (guide spirituel),
Dr. Ibrahim Moustapha Koréra El Barinky (islamologue, influenceur)
Mohamadou Tountou Diabaté (parolier, influenceur),
Sydney Sokhona (politicien),
Maître Baba Koné (griot, parolier)
Ousmane Diagana (Banque mondiale),
Bah Sikhouna Sylla (philanthrope)
Honorer la Journée soninké, c’est aussi penser à inverser le voyage : revenir, investir, refonder !
Kaou cissé
(Reçu à Kassataya.com le 23 septembre 2026)
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