Je viens, sur l’honneur, faire le présent témoignage en faveur de Monsieur Mohamed CISSE. Je déclare également
Sur l’honneur, n’avoir aucun lien de parenté avec le camarade Mohamed dont j’ai suivi le cas en février 2024 lors de sa détention au commissariat 4ème, Tevragh-zeina, Nouakchott. A l’époque, j’avais assisté ses proches, suite à son arrestation par la police mauritanienne.
Malheureusement, depuis la fuite du camarade Mohamed de la Mauritanie rien n’a changé de la situation générale des droits de l’Homme dans le pays mais surtout des problématiques du racisme et de l’esclavage contre lesquelles, il a milité qui lui a valu la persécution par la police.
Déjà, dans ma lettre du 26 janvier 2022 au président de la Section SPD Belgique, je mettais en garde mes camarades de la diaspora. Ces mises en garde doivent être considérées davantage. Aujourd’hui en Mauritanie, dénoncer les violations des Droits Humains est très risqué pour son auteur.
Certains en ont laissé leurs vies :
– Le 09 février 2023, le camarade Soufi Ould CHEINE succomba quelques heures après son arrestation, suite à la torture qu’il a subie dans le commissariat Dar Naïm 2 de Nouakchott (voir :
https://africandefenders.org/
– Dans la nuit du 28 au 29 mai, le jeune noir Oumar DIOP est mort dans le commissariat de police de Sebkha
1 (Nouakchott) après avoir été torturé par des policiers, quelques heures après son arrestation (voir :
https://cridem.org/C_Info.php?
– L’extradition du Sénégal le 15 septembre 2023, dans des conditions troubles, du militant anti esclavagiste
Youba El Ghoth a été un signal inquiétant que la répression contre les activistes des droits humains a pris encore de l’ampleur. Durant plus d’un mois après son extradition, ni sa famille, ni un avocat n’a pu le rencontrer et nul ne savait son lieu de détention (voir : https://lequotidien.mr/?p=
– L’actualité récente confirme nos craintes : le 18 août 2026, des militants d’IRA ayant dénoncé des pratiques esclavagistes sur une mineure écopent de peines de prison ferme et quelques semaines avant, se sont les députés Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour Salem, appartenant au même mouvement IRA, qui ont perdu leurs sièges de députés et expulsées manu militari de l’enceinte de l’assemblée nationale.
Pour ma part, je pu déclarer sur l’honneur qu’une présence du camarade Mohamed en Mauritanie est autant dangereuse pour sa sécurité que pour celle de ses proches.
Fait à Nouakchott, le 12 septembre 2026
BALLA TOURE
Député à l’assemblée nationale mauritanienne Coordinateur national du Sursaut Populaire Démocratique (SPD) Ancien prisonnier d’opinion




