
Saharamedias – La Mauritanie a commencé à appliquer un plafonnement temporaire des prix de la viande rouge à Nouakchott, le gouvernement s’apprêtant à fixer des plafonds similaires dans les différentes régions, dans le but d’endiguer la hausse des prix et de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.
Le secrétaire général du ministère de l’élevage, Ahmed Ould Allal, a déclaré mercredi soir lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général du ministère du Commerce et du Tourisme, Yahya Boba Taleb, qu’un accord signé par le ministère avec la fédération des bouchers de Nouakchott prévoit de fixer le prix du kilogramme de viande de chameau et de bœuf à 3 000 MRO, et celui de la viande de mouton à 3 700 MRO, tandis que le prix du kilogramme de « falka » a été fixé à 3 700 MRO.
Cet accord, qualifié de « temporaire » par le ministère, est valable pendant un mois à compter de la date de sa signature, les prix devant être appliqués de manière uniforme dans tous les points de vente de viande de la capitale.
Les équipes de protection des consommateurs, en coordination avec les autorités administratives et les représentants du ministère de l’élevage, sont chargées de veiller au respect des prix et de lutter contre toute hausse injustifiée ou spéculation.
Ould Allal a déclaré que le gouvernement s’employait à harmoniser les prix de la viande dans les neuf moughatas de Nouakchott et à fixer des plafonds de prix au niveau national, en tenant compte des différences et des spécificités entre les wilayas et leurs régions.
Le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a chargé le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local de former des commissions régionales réunissant les autorités administratives et municipales, les inspecteurs des services vétérinaires et des représentants des syndicats des éleveurs et des bouchers, afin de fixer des plafonds de prix provisoires dans chaque wilaya.
Ces mesures font suite à une réunion présidée aujourd’hui par Ould Diay afin d’examiner la récente hausse des prix de la viande, à laquelle ont participé des membres du gouvernement, des responsables administratifs et des représentants des professionnels.
Dans le cadre de la recherche d’un mécanisme plus durable, le Premier ministre a chargé le ministre de l’élevage de présider une commission composée de représentants des employeurs, des syndicats des éleveurs et des bouchers, des walis et des maires, ainsi que des secteurs gouvernementaux concernés et de l’emploi, afin d’étudier les problèmes liés à la chaîne de production, de distribution et de commercialisation de la viande.
Source : Saharamedias (Mauritanie)
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