
Agence de Presse Africaine – Quatre-vingt-deux militaires maliens détenus depuis les attaques coordonnées du 25 avril ont été libérés jeudi, a annoncé l’état-major général des armées, sans préciser les conditions de leur remise en liberté.
Un communiqué de l’état-major général des armées, les 82 soldats maliens libérés, désormais « en sécurité », sont pris en charge par les services compétents. L’armée attribue leur détention à des groupes armés affiliés à ce que Bamako présente comme la coalition formée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement indépendantiste actif dans le nord du pays.
L’état-major décrit cette libération comme l’aboutissement d’un « processus engagé dès leur capture », reposant sur une planification et une mobilisation coordonnées. Le texte ne mentionne toutefois aucun assaut, affrontement ou autre opération de récupération, pas plus qu’il ne précise le lieu de la libération, l’identité d’éventuels intermédiaires ou l’existence d’une contrepartie.
Des sources proches du FLA évoquent des considérations sociales et humanitaires, une version qui n’avait pas encore été développée jeudi dans une déclaration publique détaillée du mouvement.
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La remise en liberté simultanée de 82 hommes laisse entrevoir l’existence d’un canal de contact direct ou indirect entre les parties. Elle ne suffit cependant pas à établir l’ouverture d’un dialogue politique ou de négociations formelles entre Bamako et les mouvements armés du nord.
Cette évolution intervient dans le sillage de la détente amorcée entre le Mali et l’Algérie. Les deux pays ont rétabli leurs ambassadeurs et rouvert leurs espaces aériens le 10 juillet. Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a ensuite affirmé qu’il n’existait « aucune rupture diplomatique » entre les deux voisins, avant de recevoir une invitation de son homologue algérien Sifi Ghrieb à effectuer une visite de travail à Alger. Aucun élément public ne permet néanmoins d’associer l’Algérie à la libération des militaires.
Le 31 juillet, le FLA avait diffusé une vidéo présentant plus de 200 membres des forces maliennes détenus. Selon le mouvement, ce groupe comprenait des soldats capturés le 25 avril lors de la prise de Kidal, ainsi que d’autres faits prisonniers en juillet pendant les combats d’Anéfis et de Tabrichat.
La libération annoncée constitue ainsi une avancée humanitaire importante. Son éventuelle portée politique dépendra des informations qui seront communiquées sur ses modalités et du sort des autres militaires toujours détenus.
Source : Agence de Presse Africaine (APA)
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