
Saharamedias – Yarba Ould El-Mane, membre du Comité permanent du parti Insaf au pouvoir, a défendu la position de la majorité relative au déroulement du dialogue national, rejetant les accusations selon lesquelles celle-ci l’entraverait et affirmant que le désaccord actuel ne porte pas sur le principe du dialogue, mais sur la nature des questions qui doivent y être abordées.
Ould El-Man a déclaré, dans l’émission « Al-Tasi’a Al-Ikhbariya » diffusée par « Sahara 24 », que la majorité rejette toute approche excluant certains dossiers controversés du débat, estimant que le dialogue doit être ouvert à toutes les questions nationales, sans « tabous ni obstacles » à l’abord de quelque sujet que ce soit.
Le dirigeant du parti Insaf a ajouté que la majorité avait constaté que le guide de référence du dialogue excluait certains sujets qui avaient suscité des divergences lors des phases de consultation précédentes, ce qu’elle juge inapproprié, car « le dialogue doit porter essentiellement sur les questions qui font l’objet de désaccords entre les parties, tandis que les questions faisant l’objet d’un consensus ou d’une large convergence de vues ne nécessitent pas un débat aussi approfondi ».
Évoquant les divergences entre la majorité et l’opposition concernant l’ordre du jour du dialogue, Ould El-Mane a déclaré que l’insistance de l’opposition à se concentrer sur certaines questions nationales tout en en laissant d’autres de côté était « inacceptable pour la majorité », soulignant que l’acceptation d’une feuille de route excluant certains sujets et n’en incluant que d’autres « n’est pas équitable », selon ses propres termes.
Ould El-Mane a souligné qu’il était prématuré de parler de l’attachement de telle ou telle partie aux documents proposés, ou de son rejet de ceux-ci, car le dialogue n’a pas encore débuté et en est toujours à sa phase préliminaire.
Il a rejeté les accusations portées contre la majorité, qui serait accusée d’entraver le dialogue, affirmant que la majorité ne s’était opposée à aucun des points présentés par l’autre partie au cours de la phase actuelle, bien que certaines propositions aient, selon lui, été difficiles à accepter ou à mettre en œuvre.
Jeudi dernier, les partis de la majorité ont remis leur réponse au document de référence élaboré par le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, à l’intention des parties prenantes au dialogue, dans le but de sortir de l’impasse dans laquelle celui-ci se trouve.
Mais la majorité a émis des réserves sur le contenu du document de référence, réaffirmant son attachement aux dispositions du document qu’elle avait présenté en mars dernier.
Les réunions préparatoires au dialogue avaient été interrompues en avril dernier, après que la majorité ait inclus dans son document, au sein de la feuille de route proposée, la question de la « durée des mandats » parmi les sujets qu’elle jugeait nécessaire d’aborder au cours du dialogue.
Les partis d’opposition participant au dialogue ont refusé d’inscrire cette question à l’ordre du jour, accusant la majorité de chercher à ouvrir un débat sur les « mandats » présidentiels, alors que la Constitution stipule que le président ne peut briguer au-delà de deux mandats.
Source : Saharamedias (Mauritanie)
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