Les observateurs reviennent sur la relaxe de certains responsables dont d’anciens ministres épingles par la cour des comptes, considérés comme un nouvel acte de l’impunité de l’Etat.
La relaxe d’anciens responsables pourtant épinglés par la cour des comptes n’est pas un fait nouveau. Ce nouvel acte de l’impunité de l’Etat soulève des interrogations sur le fonctionnement de la justice en Mauritanie. Ce sont la crédibilité des institutions et la cohérence de la lutte contre la corruption qui sont pointées du doigt par les observateurs. Ce n’est un simple épisode judiciaire. C’est une décision qui met en lumière les limites du système de reddition des comptes. La relaxe d’anciens ministres est une dissonance institutionnelle. Cette contradiction entre contrôle et justice est perçue par les Mauritaniens qui aspirent à la justice comme une décision sélective. C’est un signal négatif pour la gouvernance publique. Cette relaxe affaiblit les efforts de réforme administrative et compromet les engagements de Ould Ghazouani en matière de bonne gouvernance. Cette situation décourage les audits et réduit l’impact des rapports. Pour les observateurs c’est un affront aux citoyens dans un pays où l’école républicaine s’effondre ou les hôpitaux manquent de tout ou les jeunes fuient faute d’avenir et où plus de 3 millions de personnes vivent dans la pauvreté. La lutte contre la corruption ne viendra pas d’en haut.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 10 juin 2026)
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