RFI – Mariem Cheikh et Ghamou Achour, membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) du député Biram Dah Abeid, sont poursuivies pour avoir critiqué le président et le gouvernement mauritanien lors de diffusions en direct sur les réseaux sociaux.
Selon ce dernier, Meriem Cheikh a été détenue dans un lieu secret pendant plusieurs jours avec son nourrisson de moins de trois mois. Une méthode qui se généralise, appuie l’élu de l’opposition, dans le but de pousser les personnes appréhendées à présenter leurs excuses.
Si le parquet général invoque le « flagrant délit » pour contourner leur immunité parlementaire, l’opposition, elle, dénonce une dérive autoritaire et une attaque contre la démocratie. Pour l’élu mauritanien Biram Dah Abeid, fondateur du mouvement abolitionniste, cette arrestation montre également l’intention du pouvoir d’éradiquer le mouvement abolitionniste.
Je veux noter et souligner la tendance des chefs d’État, Ghazouani, de maintenir des personnes dans des conditions de torture morale et matérielle, dans une longue garde-à-vue à la police pour les obliger à lui présenter ses excuses. Et c’est ce stade extrêmement pénible que Mariem, avec son bébé, son nourrisson de moins de trois mois, a vécu pendant douze jours et qui était internée loin de la ville, dans le centre de la police antiterroriste mauritanienne, sans que personne ne sache où elle se trouve et dans des conditions difficiles pour avoir camper sur les positions qui sont tout à fait légitime de critiquer un pouvoir auquel on n’adhère pas. Le général Ghazouani a déjà fait voter une loi très controversée, la loi sur les symboles, et lui, il a actionné cette loi pour les punir de l’avoir cité. Je dis qu’il compte éradiquer le mouvement abolitionniste. Voilà.
Source : RFI
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