FAO : le financement de la transformation des systèmes agroalimentaires d’Afrique débattu à Nouakchott

Le 360.maVidéoDerrière le thème consensuel du «renforcement des partenariats» adopté à Nouakchott pour l’ARC34, se jouait une partition plus âpre : celle de la transformation des promesses de Kampala en chèques réellement encaissables. Entre le bilan élogieux dressé par le Premier ministre Moctar Ould Diaye et les appels au secteur privé portés par l’Initiative Hand-in-Hand, la conférence a mis en exergue le malaise d’un continent qui sait définir ses priorités mais hésite encore à les financer.

Le Centre International des Conférences “Mourabitounes” de Nouakchott (CICMN), a abrité jeudi et vendredi, la 34é conférence ministérielle Régionale de la FAO (ARC34), sur le thème «renforcer le partenariat, définir les priorités et orienter les investissements, pour la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique».

Cette rencontre réunit 32 ministres africains chargés de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, avec l’objectif de se pencher “sur les enjeux liés aux questions: évaluation des résultats des activités de l’organisation sur la période 2024/2025, définition des priorités régionales pour la prochaine phase, suivi de la mise en œuvre de la déclaration de Kampala, axée sur un programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique.

Le coup d’envoi des travaux a été donné par le premier Ministre mauritanien, Moctar ould Diaye, qui a mis en évidence le bilan de la présidence en exercice de l’Union Africaine (UA), du chef de l’Etat mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani «avec un rôle de premier plan, qui a placé les questions d’agriculture et de sécurité alimentaire au cœur des priorités africaines, en renforçant les approches de solidarité et d’intégration».

Absatou Ball, responsable Initiative FAO Hand-In-Hand, explique «dans le cadre de l’Initiative Hand-In-Hand, le forum permet aux acteurs nationaux, de prendre conscience des filières prioritaires du secteur, et donner aux acteurs des autres sous-secteurs comme la pêche et l’élevage, de déterminer les axes prioritaires de développement, les faire avaliser pour des objectifs de financement par le secteur privé national et les partenaires internationaux».

 

Ginette Arondo, représentante du Gabon auprès de la FAO, présente les étapes «de la mise en œuvre du plan décennal 2026/2035 au Gabon, qui s’appuie les objectifs de la déclaration de Kampala, axée sur un programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique», notamment des investissements à hauteur de 10% des budgets nationaux.

 

 

Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

 

 

 

 

Source : Le 360.ma 

 

 

 

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