
Le président mauritanien profite de toutes les occasions pour revenir à l’enjeu principal de sa gouvernance depuis 2019 symbolisée par le programme Taazour. La rencontre dîner dans le contexte du Ramadan au palais de Nouakchott, organisée par la délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion, s’inscrit dans cette démarche.
En déclarant l’engagement de l’Etat en faveur de la justice sociale alors que depuis 2019, les Mauritaniens vivent dans la pauvreté, Ould Ghazouani jette de la poudre aux yeux à l’opinion nationale et internationale. C’est vrai que le programme Taazour pointé par le chef de l’Etat, occupe aujourd’hui une place prépondérante dans la stratégie de lutte contre la pauvreté mais cette ambition se heurte à une gouvernance fragile et un manque de coordination de la multiplicité des acteurs. Même si le registre social couvre plus de 307 000 familles avec un budget qui passe aujourd’hui à 50 milliards d’ouguiyas anciennes, la transparence des allocataires reste invisible dans un pays où la pauvreté est multidimensionnelle. Après plus de six ans d’existence, Taazour suscite des interrogations sur l’usage politique de l’action sociale. Au fil du temps, ce programme prioritaire de Ould Ghazouani est peu transformateur, absorbé par les inerties administratives. Les Mauritaniens veulent vivre dignement manger à leur faim, se soigner correctement et aller tous à l’école.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 28 février 2026)
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