Le parquet de la République vient de rejeter encore une fois un cas présumé d’esclavage d’une mineure à Nouakchott révélée par l’organisation antiesclavagiste IRA. Ce classement n’est pas seulement un acte administratif mais un baromètre de la crédibilité de la justice mauritanienne.
Pour les observateurs c’est un signal envoyé à la société mauritanienne pour les victimes longtemps privées de justice notamment les fillettes face à des lobbies esclavagistes. Et pour les auteurs perçus comme une impunité garantie. Et enfin pour la communauté internationale pour laquelle ce dossier contredit les discours officiels sur la lutte contre l’esclavage. Ce classement encore une fois de ce cas présumé d’esclavage par le parquet de la République révèle une tension entre droit moderne et structures sociales traditionnelles noyées par la loi islamique. Les observateurs pointent les limites de l’indépendance du parquet et de la chaîne pénale. Cet acte individuel révèle les failles persistantes entre la loi et la pratique, et rappelle que la lutte contre l’esclavage ne se gagne pas seulement dans les textes, mais dans les décisions quotidiennes du parquet.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 17 février 2026)
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