
Saharamedias – Le ministère mauritanien des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel a annoncé la suspension de l’enseignement du cheikh de la mahadra « Abou Bakr (Al-Mabrouk) » dans la commune d’El Mouyessar, dans le département de Boutilimit, en attendant le règlement de sa situation juridique suite au rapport d’inspection qui avait confirmé qu’il exerçait son activité sans autorisation.
Dans un communiqué publié lundi, le ministère a déclaré que cette décision faisait suite à une mission d’inspection et d’enquête envoyée par le ministre début février afin de vérifier les soupçons soulevés concernant des violences infligées à certains étudiants et l’exercice des activités de la mahadra dans une région isolée dépourvue d’accès rapide aux services de santé en plus des rumeurs concernant la dissimulation de la situation de certains élèves et le lien avec un décès récemment enregistré au sein de la madrasa.
Le ministère a ajouté que la commission d’enquête a procédé à une inspection sur le terrain, rencontré le cheikh de la mahadra, ses professeurs et ses élèves, et a pris contact avec les autorités administratives et sécuritaires de la ville de Boutilimit, précisant que son rapport a conclu que le cheikh ne disposait pas d’une autorisation légale pour exercer son activité.
Sur la base des résultats de l’enquête, le ministère a également décidé d’obliger la mahadra à régulariser sa situation administrative et à se conformer aux règles éducatives approuvées, notamment en matière de protection des élèves contre toute forme de violence ou de maltraitance, ainsi qu’à réduire la surpopulation au sein de la madrasa afin de respecter la capacité d’accueil offerte de ses logements.
Le cheikh de la mahadra « Abou Bakr (Al-Mabrouk) » a suscité une vive polémique cette semaine, à la suite du décès d’un enfant qui y étudiait , un événement qui a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
Certains activistes et parents ont accusé le cheikh de torture et de violation des droits de l’enfant, tandis que les utilisateurs des réseaux sociaux eux diffusaient des témoignages qui, selon eux, documentent des expériences antérieures avec la mahadra, faisant état de mauvais traitements et de violences à l’encontre de certains élèves.
Source : Saharamedias (Mauritanie)
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